Mardi 17 septembre dernier, la garde des Sceaux et le haut-commissaire à la réforme des retraites ont reçu les représentants des avocats. Lors de cette rencontre, Nicole Belloubet et Jean-Paul Delevoye n’ont pas pu calmer les avocats.

Plus de 20 000 personnes ont lutté contre la réforme des retraites

Le 16 septembre près de 20 000 personnes se sont rassemblés pour manifester contre la réforme des retraites y compris les avocats. Un coup de pression qui s’est annoncé fort certes, car la marée de robes noires a poussé les responsables à calmer la tension. D’ailleurs, le lendemain, des représentants des 70 000 avocats libéraux ont eu une réunion avec Nicole Belloubet du ministère de la Justice et le haut-commissaire à la réforme Jean-Paul Delevoye.

La balle est dans le camp du gouvernement

Les craintes sont loin d’être atténuées, car les participants sont sortis avec des visages crispés. D’ailleurs, avant de franchir le porche de la Chancellerie, Christiane Féral-Schuhl, la présidente du Conseil national du barreau (CNB) a lancé de manière brève que la balle est dans le camp du gouvernement. Plus tard, la bâtonnière de Paris Marie-Aimée Peyron à l’AFP a aussi déclaré qu’ils n’ont eu aucune garantie sur l’avenir de leur régime autonome de retraite. Les avocats ont été fermes et clairs sur les réseaux sociaux. Dès la parution du rapport, ces derniers ont crié fort qu’ils ne veulent pas un régime universel. Si les avocats sont contre cette réforme c’est parce qu’ils cotisent à la CNBF depuis la création de cette caisse autonome. Actuellement, elle est dotée de deux milliards de réserves. Une somme qui sera versée aux avocats qui remplissent les conditions d’âge et de durée d’assurance nécessaire à la liquidation de leur retraite. Peu importe leurs cotisations, ils touchent une pension minimale annuelle de 17 000 euros en complément de la cotisation obligatoire suivant le revenu de l’avocat et de la tranche qu’il choisit chaque année. 

Une baisse des pensions et un doublement des cotisations ?

Si le gouvernement insiste sur l’application du futur régime, les avocats paieront jusqu’à 40 000 euros en cotisation, soit une hausse de 14 à 28% alors que le revenu moyen s’affiche à 43 000 euros. Pire encore, leurs pensions diminueraient de 30 % selon toujours leurs estimations. Le haut-commissaire à portant démentit cette estimation en précisant que cette intégration sera rendue compatible avec l’équilibre économique vu les chemins de convergence

La prochaine réunion sera marquée par un débat plus approfondi

La prochaine réunion est prévue de se réaliser très bientôt et le haut-commissaire souligne que le débat sera approfondi arguments contre arguments, chiffres contre chiffres. Les responsables n’ont qu’une idée en tête, celle de montrer que la solidarité collective offre plus de sécurité que la solidarité professionnelle.

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